L'école de 1918 à 1945

Etat des lieux :

 

Depuis 1910, l’école comprend une classe de filles, une classe enfantine route de Chézy et une classe de garçons à côté de la mairie.

 

On rentre à l’école à 6 ans, le certificat d’études (principal examen) est à 11 ans.

La semaine d’école est de cinq jours : lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi ; le samedi après-midi est souvent consacré aux travaux pratiques.

En hiver les élèves cassent le bois et allument le poêle pour chauffer la classe. Les grandes vacances commencent le 14 juillet et finissent le 30 septembre, pour Noël et Pâques deux semaines sont accordées.

La semaine avant le 13 juillet est consacrée au nettoyage, on apporte papier de verre et morceaux de verre pour gratter les tables.

 

 

1° mai 1921 :

 

Inauguration du monument aux morts par M Gaston Vidal, Sous-secrétaire d’état à l’enseignement technique, conseiller général et député : un chœur de jeunes filles de l’école chante des strophes de Victor Hugo « A ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ».

 

 

22 février 1922 :

 

Le conseil décide de déplacer la cour de l’école de garçons (alors sur la place) dans le but de dégager la place de la mairie et d’agrandir ladite cour devenue trop étroite depuis l’édification du monument aux morts.

Cette cour sera prélevée sur le jardin de l’instituteur dont elle prendra environ le tiers et aura une superficie double de l’ancienne.

Coût 3 558,50 francs, exécuteur M Bailly, maçon à Gennetines.

 

 

22 mai 1922 :

 

Le conseil décide la construction d’un réfectoire dans la nouvelle cour de l’école de garçons.

Coût 1 979,50 francs, exécuteur M Bailly (actuellement pièce de rangement à côté du préau dans la cour de la mairie).

On ne faisait pas de cuisine dans le réfectoire, il y avait un poêle pour réchauffer les « cadrins ».

Il existe également un réfectoire à l’école de filles.

 

 

02 septembre 1923 :

 

Décision de nettoyer la salle de classe des garçons, de repeindre les ouvertures de la salle de classe, de la mairie et de l’appartement de l’instituteur ; coût 1 528,05 francs, exécuteur M Marquet de Moulins.

 

 

28 février 1925 :

 

Le conseil décide l’achat de 12 essuie-mains pour les lavabos de l’école publique ! Décision de clore la cour de l’école de filles par un mur en agglos.

Coût 1 510,00 francs exécuteur M Bailly (la cantine actuelle n’est pas encore construite).

 

 

14 juin 1927 :

 

Le conseil décide de garantir la commune contre les risques d’accident concernant les enfants fréquentant l’école.

Autorise le maire à passer contrat auprès de la Mutualité Générale. (Avant cette date… ?)

 

 

15 juillet 1928 :

 

Le Préfet autorise la commune à acheter pour 89,40 francs de livres de prix.

 

 

25 mai 1930 :

 

Installation de l’éclairage électrique dans les bâtiments communaux. L’électrification de la commune vient d’être faite, payée avec un emprunt de 160 220 francs amortissable en 30 ans au taux de 6,50 %.

 

 

28 février 1932 :

 

Demande est faite auprès du Préfet pour réunir en un groupe scolaire unique les écoles de garçons et de filles en construisant près de l’école de garçons et de la mairie une nouvelle école de filles.

Ceci permettrait de donner aux classes l’air et la lumière qu’exige une hygiène bien comprise et favoriserait l’organisation de la coéducation.

Pour ce faire, il faut l’achat d’une parcelle de terrain appartenant à M Bailly ainsi que son puits et démolir la grange sur la place appartenant à M Hanoteau.

Ce projet de regroupement sera refusé en 1933 suite à  la situation économique du pays. (Ceci se réalisera 75 ans plus tard route de Chézy).

 

 

27 mai 1933 :

 

Le Préfet invite le maire à saisir le conseil sur le maintien ou la suppression des postes de 2 institutrices qui sont susceptibles de partir à la retraite.

Le conseil constate que 86 élèves fréquentent l’école et que ce nombre risque d’augmenter.

En conséquence, le conseil prie M le Préfet d’user de toute son influence auprès de l’Inspecteur d’Académie pour qu’aucune suppression ne soit effectuée. (Comme aujourd’hui, on cherche à supprimer des postes).

 

 

1° octobre 1935 :

 

Création d’un emploi de femme de service (Madame DINET) chargée de : préparer les repas des enfants le midi ; de les surveiller au réfectoire ; de balayer les classes et les dépendances, au traitement de 1 000 francs par an à charge pour elle de fournir les articles de nettoyage.

 

 

26 novembre 1936 :

 

Décision de construire un garage dans la cour de l’école de filles.

 

 

20 novembre 1937 :

 

L’Inspecteur d’Académie invite la commune à mettre à la disposition des écoles un terrain de sport et de jeux de 50 mètres par 100, muni d’un petit abri.

Celui-ci pourrait être situé le long de l’Abron et jouxtant la route de Dornes, pour un coût de 4 000 francs.

 

 

1° mars 1939 :

 

Projet de création d’une cantine scolaire dans la grange de M. Hanoteau sur la place pour un coût de 100 000 francs.

 

 

25 avril 1939 :

 

Projet de cantine dans la grange jugé trop cher, nouveau projet avec un bâtiment entre la poste et la maison de Mme Revelin.

 

 

1940 :

 

Les allemands occupent la classe des garçons transformée en « komandantur ».

 

 

28 juillet 1942 :

 

Demande de réouverture de l’école de garçons faite par Mme la directrice.

Cette réouverture devient nécessaire par suite de l’augmentation des effectifs.

Le conseil considère que les deux classes sont surchargées (80 élèves) et demande à  M le Préfet et à M. l’Inspecteur d’Académie de bien vouloir donner un avis favorable.

Ceci sera fait et les trois classes fonctionneront à nouveau jusqu'à la fin des hostilités.

 

Histoire parue dans le bulletin municipal 2008.