L'histoire de l'église jusqu'en 1902.

1097 - Le pape urbain II, dans une bulle, mentionne l'église de Gennetines "Ecclesiam de Genestinis".

L'édifice date donc de l'époque romane (XIe siècle) mais sera très remanié.

 

20 février 1152 - Confirmation au prieur de Souvigny, par le pape Eugène III de l'église de Gennetines dans les possessions du prieuré (Evêché d'Autun). Le patron de l'église est le prieur de Montempuy (commune actuelle de Saint-Parize-en-Viry, Nièvre) son vocable est, et restera, Saint-Marcel.

 

XIVe siècle - La redevance de la paroisse de "Gennetines" à l'archiprêtré de Moulins était fixée de 12 sols aux "estivales" (été) et 4 sols aux "hyémales" (hivers).

 

XVe - XVIe siècle - Période supposée de la mise en place de la charpente.

 

1768 - Construction du clocher et de la sacristie

Dans le registre de la paroisse le curé Adam mentionne ce qui suit :

 

Eglise de Gennetines

Dans cette année 1768 les propriétaires de cette paroisse se sont réunis et d'un commun consentement ont fait faire les réparations  à l'église à savoir le carelage à neuf à grand carreaux, l'encoignure du mur à droite en entrant à l'église, la sacristie, le petit clocher à la place d'un campenier qui était auparavant, blanchissage et crépissage. De plus, la plus grosse cloche a été fondue et augmentée de 150 livres, il a été fait une fenêtre en pierre de taille au milieu du mur de long pan au lieu d'une petite porte qui était inutile, plus les grandes portes de l'église faites à neuf et d'autres réparations de moindre conséquence les quelles ont couté aux propriétaires la somme de 2158 livres dont j'ay payé à ma part celle de 150 livres pour obtenir une sacristie et le plafond de l'église qu'on ne voulait pas m'accorder, j'ay en outre fait transporter l'autel dans le fond de choeur qui était auparavant au milieu, j'ay fait careler le choeur à grands carreaux et ferait faire dans peu si Dieu me donne vie la voute en brigue et plâtre le plus proprement qu'il sera possible.

Signé Adam curé de Gennetines.

 

Lexique : Le long pan est le mur qui fait face au café.

 

 

10 mai 1774 : Bénédiction d'une seconde cloche, refondue aux frais des propriétaires de la paroisse, pour être à l'unisson avec la première.

 

17 messidor an 7 de la République - En vue de la vente de l'église comme bien Nationale, une estimation du bâtiment a été faite par Ripoud, géomètre domicilié à Trévol, et le citoyen Renaud commissaire du directoire exécutif du canton de Villeneuve (Renaud futur maire) pour la somme de 1200 frs. La description et les mesures du bâtiment de l'époque correspondant à l'actuel.

Le cimetière entourait complètement l'église. Le mobilier au moment de l'estimation était constitué d'une mauvaise "chère" en bois, une cloche avec sa corde, plusieurs mauvais bancs et 2 échelles.

 

Vente de l'église à Dupuy J.B. propriétaire à Moulins, comme bien National.

 

31 août 1810 -  L'église est à nouveau possession de la commune, l'acheteur Dupuy ne l'a point payée.

 

1837 - Lettre au curé Dissard au Préfet, demandant des subventions pour la rénovation de l'église "pauvre, dénuée de tout et dans un état si non de ruine au moins de dégradation et de nudité tout à fait indigne du souverain maître qui l'habite".

 

1844 - Refonte de la cloche par Baudoin, fondeur de cloches à Riom.

 

1863 - Réfection de la toiture de l'église.

Remplacement de la voûte en lambris de sapin par une voûte en brique et plâtre.

 

1899 - Changement de 1325 tuiles défectueuses.

 

 

Anecdotes

 

1631 - Epidémie de peste. Les personnes sont enterrées sur place à Vignol, les Baratiers, les Jardiers, les Pinsards, les Marcons (à la porte de la cour de Marcons), dans l'église,  devant la porte du curé.

 

Décembre 1745

Les habitants ont fait dans notre église pendant huit jours des prières et ensuite des prières j'ay fait la procession pendant les huits jours et le lendemain de la conception j'ay été en procession dans le bois de la "Bonnette" et à la chaume Monfaux auxquel deux endroit avaient assemblé les bestiaux que j'ay bénit et fait le tour d'eux en disant le missel et ensuite bénit du sel et puis retourné à l'église à chanter les litanies il y eut trouvé onze et cents bêtes à cornes dont on frotais la bouche.

Signé Provost curé

 

20 août 1866 - Le Ministre de la maison de l'empereur et des beaux-arts accorde pour la décoration de l'église un tableau exécuté par M. Gaudin et représentant la Sainte-Famille. "Les frais d'encadrement et de transport sont à la charge du comité paroissial et s'élèvent à la somme de 100 frs.

Référence : lettre du Préfet de l'Allier adressée au Maire.

 

20 juin 1902 - La tombe de Guillaume du Thonin de 1261, qui existe dans l'église est classé parmi les monuments historique.

Vue l'avis de la commission des monuments du 7 mars 1902 et la délibération du Conseil Municipal du 24 mai 1902.

 

 

Sources : AD de l'Allier

E dépôt 111 - registre paroissial CG7 à 21

E dépôt 111 - 2M2

E dépôt 111 - 1P3

E dépôt 111 - 2R1

 

 

Histoire parue dans le bulletin municipal 2000.

 

 


 

Rectificatifs

 

Eglise

 

La charpente date de 1768. Date gravée sur la première poutre, au dessus de l'entrée.

 

 

Anecdotes

 

Peste de 1631 : après relecture du document voici ce qu'écrivait le curé :

 

Mai 1631 obbit deux enfens aux Marcons de la peste obbit resmond mittir ausdit Marcons, lesquel mourut aussi de la peste, lequel fut enterré à la porte de la cour desdit Marcons, plus au mois de juin 1631 sont décéddez audit lieu des Marcons plusieurs personnes aussi de la peste et enterrez en plusieurs endrois audit lieu des Marcons, obit Suzanne Petit femme de Jean Renard au Laurent de la peste, entérrée à la croix du Thonin audit mois et au que dessus ; et sont mors ensemble neufs ou dix corps enterrés au dit lieu.

 

(L'orthographe est de l'époque)

 

Lexique :

Obbit = office funèbre

Mittir (?)

 

 

Rectificatif parue dans le bulletin municipal 2001.