La motte des Paribaux

La motte des Paribaux dite le "Camp Romain"

 

Les Mottes féodales apparaissent dès le IXe siècle de 800 à 1200, fin de l'époque carolingienne et jusqu'au XIIe siècle d'environ 800 à 1200.

 

Elles se rencontrent dans toute l'Europe, jusqu'en Russie et en Pologne.

 

Toutes ces mottes étaient construites suivant le principe de celle de Gennetines, soit simple : motte fossoyée avec donjon en torchis, soit avec basse-cour (Gennetines).

 

 

Ces tertres artificiels, le plus souvent en forme de cône, étaient conçus pour porter une tour en bois, laquelle était à la fois dernier refuge défensif et demeure ordinaire du châtelain, une palissade ceinturait la base de la tour, percée d'une porte ou d'un portail auquel on accédait par une passerelle inclinée franchissant le fossé.

 

Au pied de la motte, se trouvait les communs, eux-mêmes protégés par une deuxième enceinte fortifiée avec un fossé - la basse cour-. La motte est un ouvrage facile et rapide  à construire avec une surface et un nombre d'hommes réduit, environ 100 à 150 personnes, pour une défense maximum. Défendue par un fossé profond et des plantations d'épineux avec tour en bois et torchis.

 

Ce point fortifié permet la sédentarisation et le contrôle de la population. Ses rôles principaux seraient le défrichement, le contrôle des foires, marchés, routes à péages, moulins, bases d'un tissus économique.

 

 

• La construction

 

On commence par travailler avec des pioches et des pelles pour creuser un fossé circulaire. La terre du fossé, transportée à l'aide de panier, sert à élever la butte centrale. Ensuite il faut couper les arbres et tailler les pieux, afin de constituer une palissade de retranchement. La masse de terre remuée est considérable. On estime à une vingtaine de jours et cent hommes pour achever l'ouvrage ensuite on monte la charpente du donjon de bois.

 

 

• La basse-cour.

 

Protégée elle aussi par un fossé, moins profond, qui la sépare de la motte protectrice, la basse-cour est le lieu de vie économique de ce début de période féodale.

Elevage de volailles, de porcs, poterie, forge et atelier divers ainsi que le stockage des redevances paysannes.

 

 

• Choix du lieu de la Motte des Paribaux

 

Hypothèse :

 

- Défrichement de la "Plaine des Péchins".

 

- Proximité de source : étang de Lucenay-en-Vallée en contrebas d'une dizaine de mètres.

 

- Possible installation d'une tuilerie (cadastre de 1832 - champ de la tuilerie à proximité de Lucenay-les-Vallées).

 

- Cette motte peut être à l'origine de Lucenay-en-Vallée. En effet, cette ancienne paroisse rattachée à Gennetines en 1794 s'appelait Lucenay-en-Vallet ou Valet ou Avalet. On pourrait donc penser que le nom de Valet ou Avalet rappellerait le souvenir de cette très ancienne seigneurie de Gennetines, de bonne heure disparue où cette motte serait en aval de la seigneurie (en contrebas).

 

 

Cette motte est visible, la promenade vaut la peine, mais attention :

- le chemin est privé : pas de voiture, pas de moto, ...

- les fouilles ou détections de métaux sont interdites (il faut laisser cela aux scientifiques).

 

 

 

 Plan de situation de la motte des Paribaux


Plan de situation de la motte des Paribaux.

 

 

 Représentation d'une motte avec sabasse-cour et ses fortifications faites de pieux

 

Représentation d'une motte avec sa basse-cour et ses fortifications faites de pieux

 

 

Histoire écrite par M. Michel Mauve (parue dans le bulletin municipal 1994).